Adieu poulet, bonjour polars

Après les dures réalités de la vie d'OPJ, le bonheur des histoires fictives : le polar

Jean-Claude Sartelet

Animlacom

Publié en : juillet 2008 par James

CULTURE : Interview littéraire de Jean-Claude SARTELET par JAMES, Juillet 2008

Quel est votre parcours professionnel jusqu’à ce jour ?

Après le bac philo, je me suis engagé dans l’Armée de l’Air. Je suis passé par une école de sous-officiers avec encadrement par les commandos de l’Air qui avaient fait les guerres du VIETNAM et d’ALGERIE, ce fut donc un grand écart de passer d’ARISTOTE et PLATON au sergent-chef qui vous gueule dans les oreilles : “qu’est-ce qui m’a foutu une gonzesse pareile”. J’y ai été psychotechnicien au sein du service de sélection. Puis j’ai passé le concours d’inspecteur de police après être allé à l’université le soir pendant trois ans.

A la sortie de l’ENSIP (Ecole Nationale Supérieur des Inspecteurs de Police) qui deviendra plus tard l’ENSOP, les inspecteurs devenant “officiers”, j’ai été affecté à la Brigade Financière de DIJON où j’ai travaillé pendant 26 ans. J’y ai terminé avec le grade de commandant fonctionnel en septembre 2001. J’y étais dans les 11 dernières années le chef de groupe de la répression en matière de fausse monnaie pour la BOURGOGNE. A ce titre je travaillais avec tous les services pratiquant la police judiciaire (stupéfiants, brigade criminelle, moeurs, gendarmerie) sur le territoire français et parfois à l’étranger. J’ai eu à travailler avec des policiers et des magistrats américains en FRANCE, avec le BKA Allemand en FRANCE, et j’ai travaillé en ANGLETERRE, en ALLEMAGNE et en SUISSE. Je précise en outre que j’étais titulaire d’un diplôme d’instructeur en anglais de la police nationale et d’un diplôme européen en anglais des affaires.

Quelles sont vos sources d’inspirations et vos références littéraires ?

En ce qui concerne mes sources d’inspiration, elles sont tout droit issues de mon expérience d’Officier de Police Judiciaire. Je bâtis des romans à partir d’enquêtes auxquelles j’ai participé ou ayant existé et je les “romance” si je puis dire... Je ne me sers absolument pas de mes lectures en matière de romans policiers. D’ailleurs j’en ai lu très peu. J’ai lu ceux écrits par des amis et un ou deux ELROY, c’est tout.

En littérature, je suis attaché depuis que je les ai découverts à MONTAIGNE pour son scepticisme et à MONTESQUIEU pour “L’esprit des lois”. Par ailleurs j’aime “L’étranger” de CAMUS qui est à mes yeux l’un des meilleurs romans policiers au monde. J’aime aussi “Le Prince” de MACHIAVEL et “Le traité de Guerre” de CLAUSWITZ car ces deux ouvrages devraient être lus par tous les policiers et militaires afin de comprendre comment ils sont utilisés par les politiques. J’aime également “Les Pensées” de PASCAL pour sa sagesse.

D’autre part, je suis attiré par la littéraire américaine moderne : Paul AUSTER et Philipp ROTH. J’aime également l’auteur Günter GRASS. J’aime également l’écriture enchanteresse de Marek HALTER. La liste n’est pas exhaustive...

Quelle est votre actualité pour ces prochains mois ?

Actuellement, j’écris un roman policier concernant un serial killer ou tueur en série. Je prépare en même temps un roman dont je ne parlerai pas.

Quels sont vos conseils pour celle ou celui qui veut se lancer dans ce que vous faites ?

Je serai à ce sujet très humble et modeste, car je n’ai publié que deux romans. Simplement je dirais qu’il faut croire à ce que l’on écrit et ne pas s’occuper des critiques négatives qui ne manqueront pas d’arriver dans la mesure où elles sont injustifiées et destructrices pour le moral de celui qui écrit.

Mais écrire c’est s’exposer...

Actuellement, je fais la promotion de mon dernier livre “Le Faucon et l’Anguille”.

James a lu le livre, il fût passionné et il vous recommande de lire cet ouvrage.