Adieu poulet, bonjour polars

Après les dures réalités de la vie d'OPJ, le bonheur des histoires fictives : le polar

Jean-Claude Sartelet

Article du Bien Public (Edition Régionale)

Publié le : 11 novembre 2007 par Josianne REMY

LE RETOUR DE MUCH

Le capitaine dit Much avait déjà fait irruption dans notre univers littéraire il y a deux ans, à peu près à la même époque. Jean-Sartelet, ancien commandant de la police judiciaire ( il y a officié vingt six ans), mettait en scène ce flic un peu désabusé, s’interrogeant sur le sens qu’avait pris son métier, dans une enquête rondement menée et permettant de dénoncer quelques “pourris”. Le voilà qui revient, pour le meilleur et pour le pire...

Pour le meilleur, car l’auteur, tout en gardant le même style, rapide, heurté, presque parlé et le même humour sous-jacent a resserré ses propos.

On est cette fois-ci dans un vrai roman policier, où le dialogue et l’action priment. Cette fois-ci Jean-Claude Sartelet nous plonge dans le milieu russe, le vrai, celui qui n’hésite pas à travailler au couteau. Ajoutez un indic, quelques trafics juteux inter continents où les armes parlent autant que les billets, et des règles du jeu qui ne cessent de bouger dans cette partie d’échecs à taille humaine...

Les cadavres tombent et il se faut méfier des amis de trente ans, l’antienne est bien connue.

Notre auteur a sacrément pris de la bouteille, et on se laisse prendre sans hésiter par un livre qui est un vrai roman policier. Jusqu’à conclure - ultime pirouette - sur une phrase d’Hegel. Quand même!

Après l’ouverture sur une citation de l’Evangile (Mathieu, 10.26), nous voilà prêts à faire face à tout.